Joséphina

Récompensé par trois coups de cœur lors du Festival Vue sur la Relève à Montréal au Québec en avril 2009 et élu « Meilleur spectacle » au Festival International de Théâtre Nuevo Leon à Monterrey au Mexique en Août 2011

Dans ce spectacle, un homme et une femme se croisent. Du flash back au cauchemar, des souvenirs épars aux désirs obsédants, le spectateur est libre de reconstituer le puzzle d’une relation rêvée ou passée, l’histoire d’un couple brisé ou idéalisé. Entre les empreintes fugaces et le fantasme, le geste et la parole cohabitent intimement au point de créer des croisements et glissements poétiques, des renversements de sens burlesques et des tableaux corporels d’un puissant impact visuel. Le texte vient ainsi détourner le mouvement et vice versa. À travers ce dialogue entre le geste et la parole, la charge visuelle du texte trouve alors une résonance à la fois physique et poétique dans le corps de l’acteur mime.

Est-ce qu’en ajoutant la parole, on enlèverait ce qui fait la spécificité de l’art du mime, ce qui le rend justement singulier? Cette question fut à l’origine du processus de création de Joséphina. Deuxième spectacle de la compagnie, cette création s’adresse au tout public et propose un jeu subtil entre la parole et l’expression du corps. Des situations quotidiennes aux tableaux surréalistes en passant par l’illustration et l’abstraction, les glissements de registres s’effectuent de manière à expérimenter diverses approches du corps en lien avec le texte d’auteurs contemporains tels que Xavier Durringer, Gao Xingjian et Henri Michaux.

Dans son 20 m², Alfredo est seul et pourtant accompagné. « Voilà le mystère. Toute l’affaire est là-dedans. » Au travers de jeux de mots et de gestes, d’ellipses et d’indices, une absente omniprésente, Joséphina, occupe l’espace… Que s’est-il passé trois mois plus tôt ? Au fil des partitions physiques, à demi-mot et à demi-geste, des fragments de vie et d’intimité sont dévoilés. Quelle piste suivre ou croire ? Empreintes gestuelles et traces sonores s’entremêlent, cherchant à révéler le fin mot de l’histoire…

Auteurs, metteurs en scène et interprètes: Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux
Dramaturgie : Katya Montaignac
Décor : Karine Galarneau et Thiebault Vanden Steen
Lumières : Frédérick Gravel et Jérôme Dejean
Son : Nancy Bussières
Régie : Jérôme Dejean

Îlo

Prix de la Province de Liège et Prix Kiwanis aux Rencontres de Théâtre Jeune Public de Huy (Belgique) août 2011

Dans le lointain désert, un homme à l’allure mystérieuse porte secours à une plante assoiffée. Débute alors un surprenant périple à la recherche des quelques dernières gouttes d’or bleu. La rencontre entre ces deux personnages isolés dans un environment aride va leur permettre d’explorer toute une gamme de sentiments nuancés qui les mènera avec étonnement de la rivalité la plus querelleuse à la solidarité la plus douce.  Dans un décor sobrement dépouillé, l’ode à la soif de vivre  est ainsi joliment mise en mouvement. Portées acrobatiques, courses poursuites et petits pas de danse leur permettront-ils de  trouver une fin heureuse?

Îlo, par le biais de tableaux physiques et acrobatiques, aborde la question du manque d’eau en mettant le focus sur une situation actuelle et à venir due au changements climatique, représentée à une petite échelle dans le spectacle. L’espace restreint, aux frontières fermées où tout se joue, rappelle le besoin d’agir. Si la soif se fait de plus en plus pressante au fur et à mesure que la situation évolue, la solution à ce manque ne peut être trouvée ailleurs. La notion de solitude face à cette réalité est ainsi renforcée. Îlo est une création gestuelle, sans parole, à la fois drôle et onirique qui s’adresse aussi bien au jeune public qu’au tout public. Ce spectacle est ainsi appelé à sensibiliser les gens, de par sa trame narrative, à la préciosité de l’eau.

Îlo ne comporte aucun dialogue et les choix scénographiques sont simples et graphiques. Le corps se pose en principal moyen d’expression et c’est en le regardant interagir avec un autre corps que le spectateur voit naître un univers de possibilités ouvrant à l’infini les frontières de l’imagination. Les corps des deux interprètes travaillent un ballet de gestes définis qui font apparaître des images et situations comiques. Îlo devient un espace jeune public où l’imagination des adultes et des enfants est taquinée de la même façon.  La narration maintient un fil rouge simple et nettement formulé : deux plantes perdues dans le désert cherchent de l’eau. Quelque chose d’instinctivement enfantin se dégage de la succession des événements dans cette quête d’eau des deux plantes.

Auteurs, metteurs en scène, interprètes : Sandrine Heyraud et Sicaire Durieux
Regard extérieur : Alana Osbourne
Création lumière et régie : Jérôme Dejean
Son : Loic Villiot
Scénographie et Costumes: Thibaut De Coster et Charly Kleinermann
Conception video : Tristan Galand et Alana Osbourne
Montage Vidéo: Frédéric Dupont
Affiche : Jean Goovaerts

Chargée de diffusion: Anne Jaspard
Rue de Gesves, 190
B-5350 Ohey
0032 85232005
anne.jaspard@yucom.be

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